vivre pour mourrir
C’est un nouveau texte encore à ses débuts, le titre peut encore ne pas sembler vraiment coller mais bon normalement tout devrait être compris plus tard dans l’histoire. Enfin bref, voici le début:
La lune, pleine, envoyait une pale lumière par les fenêtres, donnant un air blafard et peu engageant au couloir qui s’étendait devant Etan. Les murs carrelés entrecoupés de portes en métal, elles seules plongée dans la pénombre semblaient trempés. Le jeune homme courut entre les parois blanchâtres, de plus en plus vite. Il devait atteindre la fin, il le savait, normalement s’il ne tombait pas sur le gardien il aurait une chance d’y arriver. Au bout de quelques instants de course, il commença à voir la porte au fond du couloir, ouverte comme un trou béant d’où émanait une lueur rougeâtre. Mais au fil de sa progression, un malaise s’insinuait lentement en lui, plus il s’approchait de son but, plus la luminosité du couloir baissait. Quand il fut à quelque mètre le seul lueur venait de la porte. Etan accéléra et courut le plus vite qu’il pu, la peur s’emparant de lui. Une fois arrivé tout se passa très vite, il ne vit qu’une rivière de sang qui coulait en une longue bande pourpre vers une grosse boule qui émettait cette lumière rouge. Juste après il entendit un cri déchirant, il tomba dans le vide, le cri accompagnant sa chute.
Soudain, Etan se redressa dans son lit et retint un cri.
« C’était un cauchemar, un simple cauchemar… Pensa-t-il, le front recouvert de sueur. »
Il balaya sa chambre d’un regard, des murs blancs et nus encadraient une petite salle meublée d’un bureau, d’un lit , d’une porte qui donnait sur une petit salle de bain et d’un meuble dans lequel était encastré une télévision. Une faible lumière traversait l’unique fenêtre surmontée de barreaux. C’était la chambre standard des habitants de l’Immeuble… Le jeune homme resta un moment à méditer dans la pénombre avant de se rendormir, dans un sommeil sans cauchemar ni rêve. Il ne rouvrit les yeux que le lendemain au bruit de la sonnerie. Alors qu’il se préparait à une longue et routinière journée on frappa à sa porte.
« Entrez! Lança-t-il. »
La porte s’ouvrit sur un grand homme qui devait avoir dans les cinquante ans, les cheveux bruns parsemés de mèches grises, le visage froid, les yeux bleus cl air. Il inspirait le respect et la crainte, sur son uniforme noir se trouvait une insigne de gardien et à sa ceinture un pistolet de métal. Il entra d’un pas lent dans la pièce et dévisagea Etan. Ce dernier, ne savant pas vraiment quoi faire se contenta de fixer le nouveau venu avec un air légèrement apeuré.
« Etan, commença l’homme, j’ai entendu dire qu’en ce moment tu ne te sentait pas bien… »
Il se contenta de reculer d’un pas, soudain pris de panique. Il ne savait pas qui avait parlé mais ce n’était pas bon pour lui, pas du tout. Il risquait gros pour se « sentir mal » comme disait le médecin en face de lui.
« Tu sais, on peut t’aider… Tu connais bien la fin de tout non? »
C’était ce que Etan redoutait, il ne voulait pas de cette solution, il ne voulait pas finir maintenant, il voulait juste comprendre ce qui lui arrivait…
« Non… C’est bon monsieur, murmura Etan dans un souffle. »
Pendant quelques instants le médecin ne sembla pas vraiment convaincu mais il finit par partir après avoir brièvement salué Etan. Ce dernier finit ses préparatifs matinaux et sortit pour aller en cour. Il parcourut les couloirs habituels aux longs murs jaune ocre, peuplés de portes numérotées et sans cesses traversés par une marrée constante de personnes qui vaquaient à leurs occupations. Après une dizaine de minutes il arriva devant une grande porte à double battants au dessus de laquelle étaient marqués les mots « Secteur éducatif ». Il arriva en classe juste à temps pour le début de son cours de philosophie.

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